À l'arrivée des gens sans mondes
Westevenson CLOVIS
à Japhet Claude
Nous aurons dû rythmer le temps à la croisée des mille collines
Pour épouser le bon coeur des saisons sauvages,
Forcer la nuit à enfanter des lumières d'espoir.
Sais-tu, dis-je, je t'emporterai dans une partie de ma tête,
Tu seras pour moi ce soleil d’azur au coeur des îles paresseuses.
Par le fléchissement de la mer étoilée,
Nous nous recroiserons sur la Méditerranée.
Que cette rencontre soit fructueuse !
Cette fois, nous n'aurons pas à traverser les lisières des faiseurs d'hommes. Pardi !
L'odeur du soir sera pour nous comme l’aube.
Au-delà des chaumières maladives, les vignerons fuiront les montagnes
Pour accueillir les gens sans mondes avec des fleurs aromatiques
Meurtri et sans voie, je ferai de la Méditerranée une terre de consolation
Pour cet enfant qui pleure sur l'oreiller sale tous les soirs d'été.
Derrière le bruit des pas de la concierge et l'ombre des arrivants, je marcherai,
Sans écouter le chant des cigognes à la floraison des survivants
Ô jours ! Avec le vieux chapeau du paysan de Guayaki, je couvrirai ta tête
Et peut-être, les naufragés s'insurgeront pour refaire leurs vœux à la vie.
Ébahi, sans les éthers ni le doux cri des enfants,
Je contemplerai le chant des rescapés sur les vagues de l'océan
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